La rentabilité du financement participatif dans l’immobilier

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Auparavant exclusivement tourné vers les projets humanitaires et culturels, le crowdfunding – ou financement participatif, gagne aujourd’hui bien des domaines.

Grand favori des français en termes d’investissement, l’immobilier s’est donc tout naturellement dirigé vers cette pratique aussi efficace que prometteuse.

Pour répondre à la demande croissante des promoteurs et des particuliers, il existe désormais de nombreuses startups de financement participatif entièrement dédiées à ce secteur.

Avec une année 2017 plus que rentable – un peu plus de 100 millions d’euros amassés, le crowdfunding immobilier poursuit son ascension fulgurante.

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Le crowdfunding au service des promoteurs et des investisseurs

Côté vendeur, tout d’abord, le crowdfunding représente un avantage considérable sur le plan budgétaire et financier.

En l’espèce, dans un projet de vente classique, 20% des apports demandés correspondent aux fonds propres amenés par le promoteur immobilier. Le financement participatif est alors une bonne alternative pour se décharger de cette somme, qui se révèle parfois conséquente.

Le but est alors de ne pas entraver le potentiel de développement de ces promoteurs, en ouvrant la porte aux investisseurs particuliers pour régler les 20% réclamés. De plus, cette pratique restant au bon vouloir des contributeurs, le vendeur peut espérer gonfler ses fonds propres. Une manière efficace de se prémunir des aléas futurs, comme un allongement du temps de vente ou un crédit resserré.

Côté particulier, le crowdfunding constitue une très bonne alternative aux taux de rémunération dérisoires de l’épargne actuelle. Avec un livret A bien en-dessous de 1% et des contrats d’assurance-vie sous la barre des 2%, les investisseurs sont en quête de nouveaux horizons.

Si les Sociétés Civiles de Placement Immobiliers (SCPI) sont une échappatoire possible, leur rendement reste moindre par rapport au financement participatif. Davantage tournées vers le long-terme et la diversification des projets, elles promettent un taux qui peine à dépasser les 4%.

Le crowdfunding, pour sa part, prône le court-terme, avec une mise sur une durée comprise entre 12 et 36 mois. D’un montant minimal d’environ 2000€ – généralement, cet investissement affiche un rendement moyen compris entre 8% et 12%.

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Une année 2017 très favorable au financement participatif immobilier

Même si les sceptiques persistent, l’avenir du crowdfunding immobilier reste au beau fixe pour ce secteur.

Comme dans tout investissement, les risques subsistent. Contrairement à la sécurité inébranlable du livret A ou à la technique de diversification de la SCPI, le particulier s’expose à l’éventualité de perdre 100% de sa mise de départ. Un scénario catastrophe qui s’explique par une explosion des coûts de construction, une faillite des artisans sous-traitants ou un échec de la vente.

Avant de vous lancer, cet article vous aide à éviter les principales erreurs commises par les investisseurs.

Néanmoins, les chiffres de 2017 démontrent que le crowdfunding a le vent en poupe. Au total, près de 101 millions d’euros de collecte ont été enregistrés, pour un total de 220 projets financés. Par rapport à l’année précédente, les promoteurs immobiliers réalisent ainsi une augmentation de 83%. Une progression qui s’explique aussi par une grande vigilance dans le processus de sélection des dossiers.

Pour plus de chiffres significatifs, vous pouvez vous référer à cet article.

Enfin, à l’aube de 2018, le financement participatif est vivement encouragé par les nouvelles politiques fiscales. Soumis à la nouvelle règle du prélèvement forfaitaire unique, cette pratique constitue alors un investissement mobilier, plutôt qu’immobilier. Grâce à cette rémunération sous forme d’intérêts, la pression fiscale est donc moindre.

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